Impact des baisses nomenclatures en biologie médicale

Les dirigeants de la PEP, présidents de syndicats nationaux et régionaux, présidents d’organisations de biologistes, de réseaux d’indépendants, de laboratoires spécialisés et de groupes financiers appellent tous les biologistes à prendre conscience de l’impact formidable que les baisses cumulées de nomenclature vont avoir sur vos entreprises.

En effet, une baisse de nomenclature n’a pas qu’un impact annuel, linéaire, mais proprement exponentiel. Il faut bien comprendre que la modification de la nomenclature se maintient d’année en année et se cumule avec les baisses suivantes. Ainsi la baisse de 2013 rapportée sur les trois prochaines années ne va pas coûter seulement 95 m€ mais 95m€ aussi en 2014 et 2015 etc. Le tableau en annexe montre que les projets de la CNAMTS vont coûter en fait entre 2012 et 2015,  1, 3 milliard d’euros aux laboratoires d’ici 2015 si l’activité reste stable.

Jusqu’à présent, les hausses d’activités ont pu compenser en partie ces baisses. Mais cela ne sera plus le cas pour trois raisons :

  • En 2012 l’activité globale de biologie a baissé pour la première fois en trente ans (données CPAM) traduisant vraisemblablement l’impact durable de la crise économique et de la démographie médicale. Or rien ne semble vouloir renverser la tendance dans les trois ans qui viennent.
  • L’ordonnance de 2010 a accru sensiblement nos charges d’accréditation et de restructuration.
  • Le gouvernement a pris un train de mesures sociales et fiscales qui impactent fortement sur les dividendes comme le rappelle le texte de Mr Taboulet, expert comptable.

Ce schéma est intenable dans le modèle actuel de la biologie de proximité. Soit nous stoppons cette mécanique, soit nous changeons de modèle pour réduire massivement nos coûts, c’est-à-dire fermer des sites par centaines et licencier.

Ce choix ne dépend plus de nous, il est entre les mains de la CNAMTS et du gouvernement. Mais nous pouvons l’alerter sur les conséquences sociales et médicales de la poursuite de cette politique et avertir les patients et les médecins de la disparition rapide non pas de la biologie médicale, mais des laboratoires de proximité et de leurs salariés, pour ces centres analytiques industriels.

C’est le sens de l’action de la PEP pour ce mois d’avril. Ce message ne pourra être entendu que si TOUS les biologistes comprennent les enjeux et s’associent à l’action de la PEP.

Impact cumulé des baisses de nomenclature
2012 2013 2014 2015
115 m€ 115 m€ 115 m€ 115 m€
72 95 m€ 95 m€
95 m€ 95 m€
95 m€
Perte annuelle 187 305

400 m€

Soit un total cumulé entre 2012 et 2015 de 1007 m € auquel il faut rajouter la part mutuelle (30%) soit 302 m€ ce qui fait un total cumulé de 1309, 1 m€ en 4 ans.

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