Diabète de type 2 : stratégie médicamenteuse du contrôle glycémique

La Haute Autorité de Santé (HAS) et l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) diffusent une recommandation de bonne pratique pour aider les professionnels de santé à définir la stratégie médicamenteuse la plus adaptée pour le contrôle glycémique de leurs patients.

Quel est l’objectif glycémique visé ?

L’objectif glycémique étant individualisé en fonction du profil des patients, il peut donc évoluer au cours du temps. Pour la plupart des patients diabétiques de type 2, une cible d’HbA1c ≤ à 7 % est recommandée. En cas de difficulté pour fixer l‘objectif glycémique ou pour l’atteindre, le recours à un endocrinologue est à envisager. Le dosage de l’hémogobine glyquée doit être réalisé au minimum 4 fois/an.

Consulter le schéma de la HAS  « objectif du taux d’hémoglobine glyquée selon le profil du patient« .

Les mesures hygiéno-diététiques, base de toute prise en charge

Adopter une alimentation saine et équilibrée et pratiquer régulièrement une activité physique ou sportive même modérée seront les clés pour réussir à atteindre l’objectif glycémique cible ou encore à le stabiliser. En effet, faire perdre du poids au patient peut aider à baisser la glycémie (près de 80% des diabétiques sont en surpoids ou obèses). L’objectif : pratiquer au moins 2h30 d’activité physique d’intensité modérée par semaine et conserver durablement les habitudes alimentaires. Si les mesures hygiéno-diététiques ne suffisent pas ou plus pour atteindre l’objectif glycémique cible, le médecin, en concertation avec son patient, prescrira un traitement médicamenteux.

La metformine, traitement de première intention

La HAS recommande de prescrire la metformine seule en première intention. Si le traitement par metformine ne permet plus d’atteindre l’objectif glycémique cible, une bithérapie puis éventuellement  une trithérapie pourra être envisagée sur la base d’une association de metformine et de sulfamide hypoglycémiant. L’insuline est le traitement de choix lorsque les traitements oraux et non insuliniques ne permettent pas d’atteindre l’objectif glycémique. Du fait d’une efficacité moindre, d’un manque de recul sur leur sécurité à moyen et long terme et/ou d’un coût supérieur, les autres traitements doivent être réservés aux situations dans lesquelles les traitements recommandés en première intention ne peuvent pas être prescrits.

d’après le communiqué de presse de la HAS du 13 février 2013

en savoir plus sur le site de la HAS :


 

 

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