PEP : l’élan formidable de la profession autour de la grève du 17 avril

Chers confrères,

Si vis pacem, para bellum.

Cette journée du 17 avril 2013 crée un élan formidable dans la profession. L’union qui s’est faite au sommet de la PEP face à l’urgence économique diffuse sur le terrain à la faveur de 5 mois d’une lutte sans précédent.

Au delà des rumeurs locales et de la désinformation :

toutes les composantes de la PEP ont donné des consignes de fermeture ou, pour deux d’entre elles n’ont pas donné de consigne, laissant chaque bio à ses responsabilités. Seul Labazur reste obstinément en dehors. Personne n’est indifférent au mouvement lancé par la PEP et doit se positionner, la grande majorité pour, quelques uns contre. Ils ne sont pas contre parce qu’ils souhaitent des baisses de nomenclature. Ils le sont souvent par calcul, par indifférence, par lassitude, par esprit d’opposition ou de fronde. Personne ne doit se laisser distraire de l’objectif et dicter ou excuser sa position par ce que fera ou ne fera pas l’autre.

Soit nous gagnons quelque chose et ils n’auront pas contribué au succès, soit nous perdons et ils auront contribué à l’échec. Les quelques bilans gagnés auront un coût moral vis à vis des confrères et des salariés et surtout vis à vis d’eux mêmes.

Faisons un pré-bilan des actions de la PEP :

Une chose est déjà claire, les grèves de télétransmission ont mis le réseau des CPAM sur les genoux, d’où probablement l’écoute plus attentive que nous avons maintenant de la CNAMTS. Incontestablement cette action est efficace, peu couteuse et durable, il faudra s’en souvenir. Les fermetures d’après-midi ont permis d’alerter 10 millions de patients et recueillir 700 000 signatures. Là encore le choix contesté de la PEP pour des actions durables est validé. Les retombées médiatiques ont été considérables se chiffrant à plusieurs dizaines de million de contacts. Les rencontres avec les élus locaux nous permettent de créer de nouveaux relais de pouvoir. Tel maire d’une petite commune que l’on pensait ignorer est en  lien personnel avec tel conseiller, tel ministre, tel président. Enfin vos contribution vont nous permettre d’éditer une pleine page dans le monde du 16 avril qui touchera directement le cœur du pouvoir.

Rien de ce que nous faisons n’est inutile et crée un filet autour des technocrates destiné à renverser 7 ans d’échecs.

Le rendez-vous avec le Ministère de la Santé, le 24 avril sera  difficile :

les bruits de couloir semblent indiquer que le gouvernement, malgré les conseils de la CNAMTS ne veut rien lâcher, si ce n’est en façade pour diviser la PEP. Un appel d’offre sur une énième étude économique de la biologie européenne montre que les technocrates ne lâchent rien de leurs préjugés qu’ils veulent étayer malgré l’évidence. Le 17 avril doit doucher cet espoir. Nous ne voulons pas de la 7° baisse de nomenclature, nous ne voulons pas d’une 8° baisse de nomenclature. Nous ne voulons pas de biologie inscrite au PLFSS 2014. Nous devons surtout faire comprendre au travers d’une fermeture massive le 17 que même si nous sommes fatigués de 5 mois de lutte, si nous aspirons à retourner tranquillement à nos paillasses, l’annonce d’une 8° baisse aura un coût dévastateur pour le ministère de la santé. Si vis pacem, para bellum.

Les porte-parole de la PEP.

 

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