virus de la dengue et/ou du chikungunya

moustiqueEvolution de la menace en métropole

Depuis 2010, la survenue régulière de cas autochtones de chikungunya et de dengue, a renforcé cette menace épidémique en métropole. Dans ce contexte, l’année 2014 s’est révélée particulièrement significative en termes de survenue d’épidémies en outre-mer ainsi que d’’importation et de transmission des virus en métropole. Au cours de l’été 2014, une transmission autochtone des virus de la dengue et du chikungunya est survenue en France métropolitaine.  Au total, 4 cas autochtones de dengue en région Provence-Alpes-Côte d’Azur et un foyer de 11 cas autochtones de chikungunya en région Languedoc-Roussillon ont été signalés.

Le moustique Aedes albopictus est maintenant implanté dans une vingtaine de départements français : en Rhône-Alpes (07, 26, 38, 69 et 73), en PACA (04, 06, 13, 83 et 84), en Corse (2A et 2B), en Aquitaine (33 et 47), en Languedoc- Roussillon (11,30, 34, et 66), en Midi-Pyrénées (32) et dernièrement en Bourgogne (71).

Le guide d’instruction anti-dissémination du ministère de la santé

En avril 2015,  le Ministère des affaires sociales, de la santé et des droits des femmes a donné les INSTRUCTION N° DGS/RI1/2015/125 du 16 avril ,  mettant à jour le guide relatif aux modalités de mise en œuvre du plan anti-dissémination du chikungunya et de la dengue en métropole .

Ce guide a pour principal objectif de décrire les actions à mettre en œuvre pour anticiper et limiter l’importation de maladies vectorielles en France métropolitaine, en particulier les cas de chikungunya et de dengue. En cas d’apparition d’une épidémie due à un autre arbovirus transmis par Aedes albopictus, ce guide pourra être utilisé pour la mise en œuvre d’actions de lutte en les adaptant au contexte particulier.

http://www.sante.gouv.fr/IMG/pdf/Instruction_et_Guide_chik_dengue_16_avril_2015.pdf

Des régions en surveillance renforcée

Afin de prévenir et de limiter l’instauration d’une transmission autochtone de ces arboviroses, l’ARS et l’INVS émettent une conduite à tenir sur la période du 1er mai au 30 novembre 2015 pour les sept régions dans les quelles le moustique Aedes albopictus est maintenant implanté .

Devant un cas suspect importé (fièvre > à 38,5°C d’apparition brutale et au moins un signe algique à type de céphalées, arthralgies, myalgies, lombalgies ou douleur rétro-orbitaire, sans autre point d’appel infectieux ; et ayant séjourné en zone de circulation connue du virus dans les 15 jours précédant le début des symptômes), il est maintenant demandé :

  • De faire la recherche associée de dengue ET de chikungunya (par PCR de J0 à J7, PCR et sérologie entre J5 et J7 ou par sérologie à partir de J7 après le début des signes cliniques),
  • De joindre la fiche de renseignement cliniques fournie par le laboratoire spécialisé réalisant l’analyse. Ces renseignements cliniques et chronologiques (date de début des signes cliniques ; date du prélèvement) sont indispensables pour la réalisation et l’interprétation des résultats, mais conditionnent aussi le remboursement de la PCR par la sécurité sociale.
  • D’envoyer une copie de cette fiche sans délai, si cas suspect, à l’ARS
  • De prévenir la survenue de cas autochtones : demander au patient fiévreux de limiter ses déplacements et d’appliquer les mesures prophylactiques individuelles et collectives contre les moustiques les 7 jours suivants le début des signes cliniques.

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