Sensibilisation au syndrome d’alcoolisation fœtale

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Depuis 1999, le 9 septembre dès 9h 09, on « célèbre » (guillemets de rigueur !) dans le monde entier les conséquences néfastes de l’alcool consommé pendant la grossesse et l’allaitement. Dans les pays occidentaux l’alcoolisation foetale est la première cause de handicap mental non génétique. Chaque année en France 1 % des bébés (soit environ 8 000) sont atteint d’une des anomalies causées par l’alcool.

Alcool et grossesse, un risque méconnu des Français

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Lors de la journée 2015 de sensibilisation au syndrome d’alcoolisation fœtale l’Inpes et la Mildeca ont présenté les résultats d’une enquête1  sur les connaissances et la perception des risques de la consommation d’alcool pendant la grossesse.

En France, ces notions sont encore très floues dans les esprits.

Ainsi, seulement 25 % de la population affirment que toute consommation d’alcool pendant la grossesse comporte un risque pour l’enfant. Pour la majorité des Français, le risque n’existe que pour une consommation excessive.

Ils connaissent mal les risques liés aux consommations peu importantes d’alcool, 37 % d’entre eux estimant que les risques n’apparaissent que si la femme enceinte consomme de l’alcool quotidiennement.

1- Etude réalisée par BVA pour l’Inpes du 25 au 27 juin 2015 auprès d’un échantillon représentatif de la population française de 1005 personnes âgées de 15 ans et plus.

Participons à la prévention !

La consommation d’alcool est en forte augmentation chez les femmes et notamment chez les étudiantes. Elle se banalise. Compte tenu des risques liés à la consommation d’alcool pendant la grossesse, il est important de rappeler ces messages de prévention » déclare le Dr François BOURDILLON, directeur général de l’Inpes.

Rappelons à nos patientes que l’arrêt complet de la consommation d’alcool est très vivement recommandé dès le début de la grossesse et pendant toute sa durée ! On estime en effet que le seuil en dessous duquel il y aurait un risque zéro n’existe pas. Il est aussi recommandé que tout professionnel impliqué dans le suivi des femmes enceintes soit formé au repérage de la consommation d’alcool et à l’orientation à proposer.

Des outils pour combattre ces idées reçues

Face à ce constat, l’Inpes a conçu plusieurs infographies pour informer les Français et combattre certaines idées reçues, et les inciter à se rendre sur alcool-info-service.fr qui propose des éléments de réponses :

De plus, il est possible d’en parler avec un professionnel 7 jours/7, de 8h à 2h, en appelant au 0 980 980 930 (appel anonyme et non surtaxé) ou encore de poser ses questions, chatter, échanger sur des forums sur alcool-info-service.fr.

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