Didier Benchetrit, président

  • état civil : Didier Benchetrit né en 1964
  • président du SBLE depuis 2010, vice président de 2006 à 2010
  • exercice : président du directoire, laboratoire mulltiste BARLA, 6 rue Barla 06000 Nice, réseau Labco

Profession de foi Didier Benchetrit

Le SBLE, le syndicat de nos idées

En tant que syndicat d’idées, la force du projet politique du SBLE repose sur le rôle du biologiste vis-à-vis du patient et la valeur ajoutée de son interprétation biologique contextuelle, en partenariat avec les autres professionnels médicaux, par rapport à un simple rendu de résultat chiffré. Le SBLE doit proposer à la CNAM d’aller au-delà d’un simple réarrangement de la nomenclature. Pour lui, c’est capital pour l’avenir de la profession.

Aujourd’hui, quel projet politique pour le SBLE ?
La modernisation de la profession ne fait que commencer, les outils législatifs sont en grande partie présents même si quelques décrets manquent à l’appel et l’obligation d’accréditation COFRAC s’impose maintenant à tous.

Dès 2004 la réorganisation juridique et capitalistique des laboratoires français a commencé et de nombreux regroupements ont vu le jour avec plus ou moins de succès, certains à l’échelle locale ou régionale, d’autres à l’échelle nationale ou européenne. Il est probablement encore tôt pour porter des jugements sur ces regroupements mais il est cependant possible de se poser des questions plus précises que les phantasmes qui nous habitaient à leurs débuts :

  • Comment feront ceux qui se sont associés par fusion cette dernière décennie pour sortir et comment vont ils intégrer les jeunes confrères sans leur faire payer des choix d’avenir qui ne sont pas les leurs ?
  • Comment feront les jeunes biologistes pour trouver leur propre avenir tant professionnel que patrimonio-professionnel ?
  • Comment feront ceux qui n’auront pas pu passer l’obstacle de l’accréditation chimérique à 100 % et est-il vraiment utile de s’en émouvoir alors qu’ils auront eu 10 ans pour cela ?
  • Comment se passe réellement, dans les groupes avec investisseurs, la cohabitation entre biologistes investisseurs, investisseurs et biologistes indépendants non actionnaires ?
  • Sommes nous réellement à la fin de ces regroupements alors que l’on constate des fusions-acquisitions entre les groupes les plus anciens dont certains semblent en difficulté économique et font peser un risque supplémentaire à la profession ?
  • Comment devra évoluer l’accréditation COFRAC pour revenir à une application libérale et professionnelle de la norme ISO 15189 et sortir d’une spirale ou le réglementaire où dogmatisme de certains font des auditeurs des quasi-inspecteurs ?
  • Comment se passera la prochaine négociation triennale sur le financement de la biologie à l’heure où cette biologie elle-même évolue techniquement de façon exponentielle ? Afin de préparer ce moment nous devons redéfinir la nomenclature de biologie médicale et la répartition entre le travail « médical » et la production « analytique ».

Le projet politique du SBLE est d’engager la réflexion et la concertation nécessaires au sein de notre profession afin d’apporter des réponses ces questions. Notre expérience collégiale nous permet d’apporter des réponses par le dialogue avec nos collègues des autres syndicats.

Le SBLE oeuvre pour maintenir une biologie médicale française forte, afin qu’elle consolide sa première place en terme de santé publique pour la prévention, le diagnostic et le suivi thérapeutique tout en étant à la dernière en terme de coût.
Nous devrons donc continuer à défendre les plans de carrière de nos jeunes biologistes diplômés et de tous nos personnels dont la technicité et la spécificité sont devenues telles qu’il faut revoir la classification de la CCN et y créer de nouvelles fonctions. Il faut permettre à nos collaborateurs d’évoluer vers des statuts plus variés et valorisants.
Dans une profession à très grande majorité féminine, il faut s’attacher également à réduire les inégalités de traitement entre les sexes.
Tous en répondant ces questions, qui concernent notre avenir proche, nous devrons continuer à promouvoir la médicalisation de la profession en mettant en place, pour nos confrères pharmaciens et médecins, des formations validées DPC afin que la prise en charge des patients soit, demain, d’avantage le fait d’un collectif médical dont le biologiste fait partie.